Le recyclage et réemploi des déchets textiles et chaussures

Le recyclage et réemploi des déchets textiles et chaussures

Flux de déchet

Le recyclage et réemploi des déchets textiles

Le recyclage textile et le réemploi textile ne sont plus des sujets périphériques pour les entreprises. Avec l’entrée en vigueur en 2025 du décret dit “8 flux”, les déchets textiles deviennent un flux de tri obligatoire pour les professionnels, au même titre que le papier, le plastique ou le bois.

Les secteurs fortement consommateurs de textiles – hôtellerie-restauration, santé, distribution, commerce spécialisé – sont directement concernés par ces nouvelles obligations.

Déchets textiles : de quoi parle-t-on ?

On regroupe sous la dénomination de “déchets textiles” l’ensemble des textiles usagés en provenance des ménages (vêtements, linge de maison, chaussures, etc.), des entreprises ainsi que les chutes de tissu neuf générées par l’industrie textile. 

Dans un contexte professionnel, les déchets textiles regroupent principalement :

  • Textiles professionnels : linge hôtelier (draps, serviettes, peignoirs), vêtements de travail usagés, uniformes, blouses médicales, textiles promotionnels…

  • Chaussures professionnelles et commerciales : chaussures de sécurité, chaussures de travail, retours clients ou invendus dans la distribution.

  • Textiles en fin de vie : articles usés, dégradés, obsolètes ou non conformes aux standards de qualité.

Contrairement aux déchets textiles des ménages, ces flux présentent :

  • des volumes homogènes et réguliers,
  • une traçabilité plus facile,
  • un fort potentiel de réemploi textile ou de recyclage chaussures lorsqu’ils sont correctement triés à la source.

Pour les entreprises, l’enjeu n’est donc pas seulement la collecte, mais l’organisation d’un flux dédié, propre et valorisable.

Notez que les déchets textiles se rapportent aux textiles classiques dits “tissés” (vêtements, linge, etc.) et non aux textiles “non-tissés”, tels que les textiles sanitaires à usage unique (TS2U). Ces derniers constituent un flux de déchets distinct et ne sont donc pas compris dans l’obligation de “tri 8 flux”. Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter notre article dédié.

Quel est le cadre réglementaire ?

Tri à la source : le textile est devenu le 8ᵉ flux obligatoire pour les entreprises

Depuis le 1er janvier 2025, les entreprises sont tenues de trier séparément leurs déchets textiles, dans le cadre de l’extension du décret “5 flux” à 8 flux prévue par la loi AGEC.
Le textile rejoint ainsi les flux déjà réglementés (papier, métal, plastique, verre, bois, fraction minérale, plâtre).

Concrètement pour les professionnels, cela implique

  • interdiction de mélanger les déchets textiles avec les ordures résiduelles,

  • obligation de mise en place d’un tri à la source,

  • recours à des filières de collecte et de valorisation adaptées.

⚠️ Attention : Le non-respect du tri à la source est passible d’une sanction administrative d’un montant maximal de 150 000 € et constitue une infraction pénale punie d’une peine maximale de deux ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende !

La filière à responsabilité élargie des producteur (REP) TLC - Textiles, Linge de Maison et Chaussures

Les textiles et chaussures usées relèvent de la filière REP Textiles, Linge de Maison et Chaussures dite TLC, pilotée par l’éco-organisme Refashion depuis 2018 sous l’autorité de l’ADEME.

Cette filière vise à développer le réemploi textile en priorité et structurer le recyclage textile et recyclage chaussures, en accompagnant les acteurs économiques dans la gestion de leurs flux.

Pour les metteurs en marché, cela implique de financer la gestion de la fin de vie des produits qu’ils mettent sur le marché français. Sont concernés l’ensemble des marques, fabricants, importateurs, distributeurs, enseignes de retail et vendeurs en ligne, y compris en B2B et en e-commerce. Cette obligation se traduit par l’adhésion à Refashion et le paiement d’une éco-contribution, calculée en fonction des volumes, des catégories de produits et de critères d’éco-conception.

Pour les détenteurs de déchets textiles et chaussures,  2 cas possibles :

  • Pour les particuliers, la REP permet l’accès à des solutions de reprise gratuite via des points de collecte dédiés (bornes textiles, associations), finançées par l’éco-contribution.
  • Pour les professionnels, la REP facilite l’existence de filières structurées de réemploi textile et recyclage textile avec des opérateurs agréés, mais la reprise n’est pas systématiquement gratuite. 

Interdiction de destruction des invendus non alimentaires

Les invendus non alimentaires représenteraient une valeur marchande de plus de 2 milliards d’euros chaque année en France. En 2021, moins de la moitié fait l’objet d’un don et 15% sont détruits (ADEME, 2021).

Pour mettre fin à ce gaspillage, la loi AGEC a mis en place une obligation pour les producteurs et metteurs sur le marché de réemployer, réutiliser ou recycler les produits non alimentaires invendus. Cette nouvelle obligation est entrée en vigueur au 1er janvier 2022. En cas de non-respect, le contrevenant s’expose à une amende administrative d’un montant maximal de 3000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.

Que deviennent les déchets textiles et chaussures?

Les textiles déposés dans les ordures ménagères sont irrémédiablement incinérés. En effet, il n’existe à ce jour encore aucune technologie permettant de trier les ordures ménagères pour en extraire les textiles.

Concernant les textiles déposés en point de collecte conventionné : 

  • 60% sont réutilisés en l’état et revendus sur le marché de l’occasion (friperies, boutiques solidaires) en France et à l’international. 
  • 40% des textiles triés restants sont non réutilisables car trop usés. Ils sont alors revalorisés différemment : recyclage en isolant pour le bâtiment, transformation en nouvelles fibres textiles, valorisation énergétique, etc. 0,5% sont incinérés sans valorisation.
ressourcerie emmaus

Une fois triés correctement, les déchets textiles professionnels suivent plusieurs voies de valorisation.

Réemploi textile (prioritaire)

Lorsque l’état des textiles le permet, ils peuvent être :

  • réemployés dans des circuits de seconde vie 

  • transformés via des projets d’upcycling ou de réutilisation interne.

Quelques exemples :

  • Dans l’hôtellerie, des entreprises spécialisées comme Revisité  pour le linge plat professionnel de rebut ou Hedj pour les déchets de textile professionnels proposent des solutions de revalorisation textile sur mesure en recyclage ou upcycling. 

  • Dans l’évènementiel, TissUp réinvente kakémonos, bâches et drapeaux en objets utiles en boucle fermée.

Recyclage textile et recyclage chaussures

Les textiles et chaussures usées non réemployables sont orientés vers :

  • le recyclage matière (fibres, isolants, matériaux techniques),

  • des filières spécifiques pour les chaussures, dont les composants sont plus complexes à séparer.

Même si les taux de recyclage progressent, une part importante des textiles professionnels reste aujourd’hui sous-valorisée, faute de tri ou de solutions adaptées en amont.

Que faire de vos déchets textiles et chaussures?

On ne le rappellera jamais assez mais le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Il est donc essentiel de réfléchir prioritairement aux solutions qui permettraient de réduire à la source le nombre de déchets textiles et chaussures dans votre établissement.

Pour les déchets usagés mais encore utilisables, nous vous invitons à vous interroger en priorité sur les possibilités de réutilisation et de réemploi interne (ex : réutilisation du linge usé en torchons pour la cuisine) comme externe (don à des associations ou des opérateurs de l’ESS, programme d’upcycling avec des ateliers d’insertion etc…). 

Pour les déchets textiles restants, votre entreprise doit mettre en place un tri à la source, d’abord avec le choix du ou des contenants les mieux adaptés puis du prestataire agréé à collecter les déchets textiles.

Secteurs concernés par le recyclage du textile

Vous avez besoin d'un accompagnement sur la gestion de vos déchets textiles ?
Take a waste peut vous aider !

Le recyclage du verre en entreprise

Le recyclage du verre en entreprise

Flux de déchet

Le recyclage du verre en entreprise 

Le recyclage du verre est infini et donc est à favoriser face au plastique ! Cependant, c’est le type de déchet le plus lourd et afin d’économiser des ressources en énergie, privilégiez le réemploi au recyclage du verre, pourquoi pas par le système de consigne.

De quel déchet parle-t-on ? 

Pour optimiser le recyclage du verre en entreprise, il est essentiel de comprendre les différents types de verre, car seuls certains types sont adaptés au recyclage matière dans les filières classiques.

Verre d’emballage (recyclable)

Il s’agit de verre sodo-calcique : le type le plus courant, utilisé pour bouteilles, bocaux, pots et flacons. C’est le principal verre collecté et recyclé dans les filières en France ; il se refond pour fabriquer de nouveaux emballages en boucle fermée. 

En entreprise, on retrouve ce type surtout sous forme d’emballages vides :

  • boissons (vin, bière, eau) ou aliments (confitures, condiments…) dans l’hôtellerie et restauration
  • pots et bocaux alimentaires dans la distribution 
  • flacons d’accueil ou produits d’hygiène dans la santé

Verre non recyclable dans les filières d’emballages

Certains types de verre ne doivent pas être mélangés au verre d’emballage, car leur composition chimique ou leur point de fusion diffèrent, ce qui perturbe gravement le recyclage :

  • Verre culinaire (vaisselle, plats, verres à boire) : souvent plus résistant aux chocs thermiques, il est assimilé à de la céramique ou vitrocéramique et ne fond pas à la même température que le verre sodo-calcique.

  • Verres techniques ou spéciaux : pare-brise, vitres, miroirs, ampoules, écrans, etc., qui contiennent des additifs ou structures complexes. 

Ces verres ne doivent jamais être déposés avec le verre d’emballage, car ils peuvent contaminer les lots et entraîner leur rejet ou leur valorisation énergétique plutôt que matière. Certains verres techniques disposent de filières spécifiques de valorisation. 

Quel est le cadre réglementaire des déchets d'emballages en verre?

Le tri du verre ménager est obligatoire depuis 2016 pour les professionnels en vertu du décret 5 flux. Entreprises, commerces, administrations sont concernés, que leurs déchets soient collectés par un prestataire privé ou par le service public.

Il est de la responsabilité de l’établissement de s’assurer que son verre rejoigne effectivement une filière de valorisation matière.

Les prestataires privés doivent annuellement fournir une attestation de valorisation à ses clients, qui justifiera le respect du décret 5-flux (pour le flux verre). Les collectes de verre doivent apparaître dans le registre de suivi des déchets.

Quelles solutions pour trier le verre en entreprise ?

Apport en point d’apport volontaire (petits producteurs)

De nombreux territoires sont équipés de bornes de collecte du verre. Cette solution gratuite est suffisante pour les producteurs occasionnels de verre ménager.

La liste des points d’apport est disponible sur les sites des mairies.

poubelle verre ville

Don à une association

La ligue contre le Cancer récupère le verre pour financer ses activités grâce à la vente de la matière recyclable: ligue-cancer.net/article/33264_recyclage-du-verre

Collecte par le service public

Les collectivités proposent souvent des collectes en bacs roulants pour les professionnels, gratuitement ou contre facturation selon le territoire.

Collecte par un prestataire privé

Partout en France, des prestataires privés collectent le verre en bacs roulants (petits producteurs) ou bien à l’aide d’une borne directement installée sur le site (gros producteurs).

Logistique inverse

Certains grossistes mettent en place des solutions de reprise du verre livré ou de consigne ; c’est particulièrement le cas pour les boissons dans l’hôtellerie-restauration. N’hésitez pas à consulter vos fournisseurs sur ces solutions. 

Que devient le verre d'emballage trié ?

Une fois trié à la source, le verre d’emballage (bouteilles, bocaux, flacons) est collecté séparément puis acheminé vers une filière de traitement spécialisée.

Il est ensuite 

  • concassé pour devenir du calcin
  • débarrassé de ses éléments indésirables (capsules, plastiques, étiquettes).
  • trié par couleur à l’aide de capteurs optiques afin de garantir une qualité compatible avec les exigences des verriers.
  • refondu en verrerie pour fabriquer de nouveaux emballages en verre.

C’est une véritable boucle fermée : le verre est recyclable à 100 % et à l’infini, sans perte de qualité. Une bouteille en verre triée aujourd’hui peut redevenir une bouteille en quelques semaines.

À l’inverse, un verre mal trié (vaisselle, céramique, verre technique) peut contaminer le flux et compromettre sa valorisation.

Secteurs concernés par le recyclage du verre

Le recyclage du plastique en entreprise

Le recyclage du plastique en entreprise

Flux de déchet

Le recyclage du plastique en entreprise 

Le recyclage du plastique n’est pas un procédé nouveau, mais il peut encore être amélioré. Par exemple, en Île de France, seule une bouteille plastique sur 10 est triée, et rejoint donc les circuits de recyclage !

De quel déchet parle-t-on ? 

  • Les déchets plastiques d’entreprise recouvrent toute une gamme : bouteilles, flacons, bidons, films plastiques, sacs, barquettes (alimentaires ou non), emballages polystyrène, capsules, etc. 
  • Parmi ces déchets, tous ne sont pas recyclables selon leur composition, leur forme ou leur état (contaminé, trop mélangé, etc.).

Les différents types de plastique

Type de plastiquePrincipales utilisationsParticularités de recyclage
PET (polyéthylène téréphtalate)Bouteilles d’eau, flacons de boissons, barquettes alimentairesTrès répandu et bien valorisé ; facilement recyclable en fibres textiles ou nouvelles bouteilles.
PEHD (polyéthylène haute densité)Bidons, flacons de produits d’entretien, bouchons, contenants rigidesRecyclage efficace, matière solide et stable ; souvent transformée en tuyaux, mobiliers ou contenants.
PEBD (polyéthylène basse densité)Films plastiques, sacs, housses, emballages souplesRecyclable mais sensible à la contamination ; nécessite un tri soigné pour être valorisé.
PP (polypropylène)Pots de yaourt, barquettes, couvercles, pièces automobilesBonne résistance ; recyclable mais souvent limité par la diversité des formes et additifs.
PVC (polychlorure de vinyle)Bâches, tuyaux, menuiseries, cartes plastiquesRecyclage plus complexe à cause des additifs et plastifiants ; valorisation matière possible dans des filières spécialisées.
PS (polystyrène)Barquettes alimentaires, gobelets, emballages de protectionRecyclable en théorie ; en pratique, filières encore limitées pour les formes expansées ou souillées.
Autres plastiques (multicouches, composites, bioplastiques)Films complexes, emballages alimentaires, plastiques techniquesRecyclage difficile ou impossible ; orientés vers la valorisation énergétique ou le recyclage chimique.

Quel est le cadre réglementaire

Le tri des plastiques, métaux, cartons et papiers est obligatoire depuis 2016 pour les professionnels en vertu du décret 5 flux, qui a depuis été étendu à 7 flux avec les fractions minérales, le plâtre et enfin à 8 avec le textile. 

Entreprises, commerces, administrations sont concernés, que leurs déchets soient collectés par un prestataire privé ou par le service public. Il est de la responsabilité de l’établissement de s’assurer que ses déchets recyclables rejoignent effectivement une filière de valorisation matière.

Les prestataires privés doivent fournir une attestation de valorisation à leurs clients pour garantir que les déchets recyclables sont effectivement traités dans une filière de valorisation matière. Les collectes d’emballages doivent apparaître dans le registre de suivi des déchets.

Exception / seuil : pour les entreprises produisant moins de 1 100 litres de déchets par semaine (tous déchets confondus), certaines obligations peuvent être allégées, notamment si elles sont desservies par le service public de gestion des déchets.

Que deviennent les emballages triés

Une fois collectés, les déchets plastiques sont envoyés dans un centre de tri où ils sont séparés selon leur composition (PET, PE, PP, etc.), leur forme (films, rigides, mousses) et leur couleur. Ce tri précis permet d’optimiser la qualité des matières recyclées et de garantir leur réutilisation dans des filières adaptées.

Les plastiques sélectionnés sont ensuite broyés, lavés et transformés en paillettes ou granulés : une nouvelle matière première dite « secondaire ». Ces granulés sont réintroduits dans la fabrication de nouveaux produits : emballages, flacons, films plastiques, mais aussi textiles, mobilier urbain ou composants industriels.

Les plastiques non recyclables — parce qu’ils sont souillés, composites ou trop dégradés — sont orientés vers des filières de valorisation énergétique ou, de plus en plus, vers le recyclage chimique qui permet de reconstituer la matière à l’échelle moléculaire. Ce processus global contribue à réduire la consommation de ressources vierges et à favoriser une économie circulaire des plastiques.

Quels sont les secteurs concernés?

Le recyclage du papier en entreprise

Le recyclage du papier en entreprise

Flux de déchet

Le recyclage du papier en entreprise 

Le recyclage du papier en entreprise est indispensable, surtout dans les bureaux où ce flux représente 80 % des déchets ! Réduire sa consommation de papier et le recycler peut devenir un geste simple grâce à de nombreuses et simples actions.

 

 

De quel déchet parle-t-on ?

Papiers de bureau, enveloppes, magasines, journaux

Papiers confidentiels ou non confidentiels

Attention, cette section ne concerne pas les essuis mains.

Quel est le cadre réglementaire ?

Le tri des papiers est obligatoire depuis 2016 pour les professionnels en vertu du décret 5 flux.

Entreprises, commerces, administrations sont concernés, que leurs déchets soient collectés par un prestataire privé ou par le service public.

Il est de la responsabilité de l’établissement de s’assurer que ses papiers rejoignent effectivement une filière de valorisation matière.

Les prestataires privés doivent fournir annuellement une attestation de valorisation à ses clients, qui justifiera le respect du décret 5-flux (pour le flux papiers).

Les collectes de papiers doivent apparaître dans le registre de suivi des déchets.

De plus, au delà de la réglementation sur les déchets, les papiers confidentiels sont concernés par la législation RGPD.

  • Tout papier portant une mention permettant d’identifier un individu doit être considéré comme confidentiel
  • Si la destruction est confiée à un prestataire privé, ce dernier devra fournir une attestation de destruction
  • Même confidentiel, le papier (ou les confettis) doivent rejoindre une filière de valorisation matière (l’incinération est donc proscrite).

Que devient le papier trié ?

Les papiers sont triés en fonction de leurs qualité (blanc ou coloré, de bureau ou de journal, etc.), puis massifiés et enfin revendus à l’industrie papetière pour redevenir du papier.

Les déchets de papiers ont donc de la valeur. Si la solution logistique mise en place est optimisée, le prestataire privé pourra racheter le papier des entreprises.

Secteurs concernés par le recylage du papier

Le recyclage des palettes en entreprise

Le recyclage des palettes en entreprise

Flux de déchet

Le recyclage des palettes bois en entreprise 

Les palettes bois sont omniprésentes dans les activités logistiques, industrielles et commerciales. En France, on estime que plus de 60 millions de palettes sont mises en circulation chaque année, représentant plus de 2 millions de tonnes de bois.
Bien gérées, les palettes constituent un gisement à forte valeur de réemploi. Mal triées, elles deviennent un déchet encombrant, coûteux et non conforme réglementairement.

Pour les entreprises, le recyclage des palettes répond à trois enjeux majeurs :

  • Réglementaire : le bois fait partie des déchets soumis au tri obligatoire à la source
  • Économique : le réemploi ou la reprise évitent des coûts de traitement
  • Environnemental : le bois est une ressource renouvelable valorisable à plus de 90 %

De quel déchet parle-t-on?

Une palette bois est un support de manutention destiné au transport et au stockage de marchandises. La majorité des ventes de palettes sont donc à destination des professionnels. On les retrouve dans la logistique, la distribution, la restauration, l’hôtellerie ou encore dans l’industrie pharmaceutique et les établissements de santé pour le transport des marchandises et des équipements.

La matière première utilisée pour les palettes est le bois non traité, qui fait partie des bois de classe A. Les palettes sont principalement composées de sapin-épicéa ou de pin. Le bois représente, en France, un gisement de 14 millions de tonnes par an, dont 68 % sont recyclés. 

Selon leur état, les palettes peuvent être réemployées, réparées ou recyclées.

Palettes décharge

Les palettes bois se divisent principalement entre palettes européennes (EPAL/EUR) et palettes non standardisées. La palette européenne répond à un cahier des charges strict qui encadre sa fabrication, sa réparation et sa circulation. Elle pèse en moyenne environ 25 kg et mesure 1 200 × 800 mm. Elle est reconnaissable grâce aux logos EUR ou EPAL inscrits dans un ovale sur les dés. Ce standard facilite son réemploi et sa réparation par des opérateurs agréés. Les palettes non standardisées, plus hétérogènes, sont en revanche plus rapidement orientées vers le recyclage.

Quel est le cadre réglementaire ?

Le tri obligatoire du bois

Depuis le décret 5 flux, les entreprises doivent trier séparément le bois lorsqu’elles produisent des déchets professionnels. Les palettes bois sont donc exclues des bennes tout-venant.

REP Emballages professionnels (à partir de juillet 2026)

Les palettes et cagettes bois entrent dans le périmètre de la REP Emballages professionnels. Le bois ne bénéficie pas d’un soutien à la collecte ni au recyclage, mais d’un soutien à la traçabilité des flux. Cette traçabilité permet l’application de réductions en €/tonne sur les factures des prestataires de collecte, conformément aux dispositions prévues par l’arrêté réglementaire.

Cadre réglementaire à connaître

  • Obligation de tri à la source
  • Obligation de traçabilité (registre déchets)
  • Responsabilité du producteur jusqu’à la valorisation finale

La loi AGEC renforce par ailleurs la logique de réduction des déchets et de réemploi, particulièrement pertinente pour les palettes.

Que faire de vos palettes ?

Dans la majorité des cas pour les palettes européennes, votre fournisseur peut reprendre vos palettes. 

Le réemploi

Celles qui sont encore en bon état ou légèrement endommagées peuvent être réemployées ou réparées. De nombreuses entreprises spécialisées dans le reconditionnement interviennent pour récupérer les palettes, les trier, les remettre en circulation et ainsi prolonger leur durée de vie.

Par ailleurs, le bois de palette est un matériau qui trouve de nombreux débouchés en upcycling : certaines entreprises ou ateliers retravaillent ce bois pour en faire des meubles originaux : fauteuil de jardin, étagères, pots de fleurs, porte-manteaux, etc. 

Bac à fleur palette reemploi

Le recyclage

Si vous n’avez pas de solution de réemploi ou réutilisation, il faut organiser le transfert vers une déchetterie pour une valorisation de la matière, c’est à dire le recyclage de la palette en bois.

Les palettes en bois sont l’exemple même du déchet difficile à stocker en entreprise, or le déplacement d’un prestataire pour récupérer uniquement quelques palettes peut coûter cher. Notre solution chez Take a Waste : mutualiser les collectes.

Que deviennent les palettes bois une fois triées et collectées ?

Si les palettes bois sont en trop mauvais état pour être réparées ou réutilisées, elles suivent le mode de traitement classique du bois de classe A. Elles sont donc nettoyées puis valorisées 

  • Recyclage ou valorisation matière : elles sont broyées puis transformées en panneaux de particules, paillage, litière ou pâte à papier
  • Valorisation énergétique : elles sont broyées en copaux puis utilisées comme combustible dans des installations spécifiques

Bonnes pratiques pour gérer ses palettes en entreprise

Afin de favoriser le réemploi ou la réutilisation, pensez à garder vos palettes bois dans le meilleur état possible.

Cela implique notamment d’identifier bien les palettes réemployables versus les palettes à recycler, de les stocker à plat, dans une zone dédiée et et d’éviter la contamination du bois de palette, notamment avec des films plastiques ou des déchets souillés.

Enfin, vous pouvez mettre en place une collecte adaptée à vos volumes des palettes bois à recycler, soit en mutualisant, soit en propre si vous avez beaucoup d’unités.

palettes

Secteurs concernés par le recyclage des palettes

Le recyclage des emballages métalliques

Le recyclage des emballages métalliques

Flux de déchet

Le recyclage des emballages métalliques

Les emballages métalliques sont recyclables à 100%.

Vous pouvez cependant vous en passer : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

 

 

 

De quel déchet parle-t-on ?

Canettes et conserves.

Quel est le cadre réglementaire ? 

Le tri des plastiques, métaux, cartons et papiers est obligatoire depuis 2016 pour les professionnels en vertu du décret 5 flux.

Entreprises, commerces, administrations sont concernés, que leurs déchets soient collectés par un prestataire privé ou par le service public.

Il est de la responsabilité de l’établissement de s’assurer que ses déchets recyclables rejoignent effectivement une filière de valorisation matière.

Les prestataires privés doivent fournir annuellement une attestation de valorisation à ses clients, qui justifiera le respect du décret 5-flux.

Les collectes d’emballages doivent apparaître dans le registre de suivi des déchets.

Pour en savoir plus sur le décret 5 flux :

dechets-obligation-tri-5-flux_010227.pdf

Que deviennent les emballages triés ? 

Les emballages sont acheminés vers un centre de tri pour séparer les différentes matières, et les envoyer chacune dans une filière de recyclage dédiée.

Tous les centres de tri ne se valent pas, la finesse du tri et donc le taux de valorisation matière dépendant des installations de tri en place.

  • Centres de tri manuel
  • Centres de tri DEA
  • Centres de tri sélectif automatisés
 

Secteurs concernés par le recyclage des emballages métalliques

Le recyclage des canettes en entreprise

Le recyclage des canettes en entreprise

Flux de déchet

Le recyclage des canettes en entreprise

Les canettes, en acier comme en aluminium, sont recyclables à 100 % et à l’infini ! Toutefois, seulement 66 % des canettes sont collectées et recyclées en France, alors que plus de 4,7 milliards de canettes y sont consommées chaque année.

De quel déchet parle-t-on ?

Les canettes en métal, majoritairement en aluminium ou en acier, peuvent se recycler à l’infini sans perte des propriétés initiales de la matière. Elles sont composées du métal, d’une fine couche d’un revêtement intérieur de protection, et d’un décor extérieur protégé par un vernis.  Elles ont la particularité d’être légères (environ 12g pour une canette en aluminium de 33 cl – le format le plus vendu en France ) et d’avoir une paroi très fine de seulement quelques millimètres.

Seulement 2/3 des canettes sont triées, collectées et recyclées en France, principalement car la consommation de canettes se fait aujourd’hui dans des endroits non équipés en poubelles jaunes (dans la rue, les transports, au bureau…). C’est par ailleurs moins que la moyenne européenne à 76%.

Les canettes usagées non triées ne peuvent ainsi pas être valorisées.

  • elles sont mal orientées et souvent mises avec les ordures ménagères
  • elles sont une source de pollution encore très importante (océans, nature…)

Quel est le cadre réglementaire ?

Les canettes, constituées de métal, sont concernées par le décret 6/8 flux. Les professionnels concernés par la production de ce type de déchets doivent donc mettre en place un tri à la source et une collecte séparée en vue de leur valorisation matière. 

Qu’il s’agisse de bureaux, d’établissements de santé ou d’hôtels-restaurants, une bonne pratique consiste à installer des corbeilles de pré-collecte dans les espaces de restauration ou à proximité des espaces de pause qui incluent souvent des distributeurs automatiques de boissons en canettes.

Vous pouvez consulter notre article sur le décret 8 flux.  

Comment trier les canettes?

En entreprise, le tri peut se faire de deux façons différentes selon le prestataire de collecte :

  • soit dans des bornes exclusivement dédiées aux canettes
  • soit dans la “poubelle jaune”, c’est-à-dire avec les autres déchets recyclables.

Que deviennent les canettes triées ?

Une fois collectées, les canettes sont d’abord triées puis pesées, compactées et mises en balles. C’est ces balles qui sont ensuite envoyées en filière de recyclage dans des fonderies spécialisées, où l’aluminium est fondu et transformé en plaques puis en bobines.  

Ce métal pourra servir 

  • en boucle fermée pour la fabrication d’autres canettes
  • en boucle ouverte pour d’autres emballages, des appareils électroménagers, des vélos ou même des avions !

Il faut par exemple plus de 650 canettes en aluminium recyclées pour fabriquer un vélo !

Le cycle de recyclage d’une canette dure de 6 à 8 semaines, ce qui est assez rapide par rapport à d’autres produits.

Comment réduire la production de déchets de canettes ?

Si la recyclabilité du métal est excellente, elle est surtout économiquement avantageuse, car la production d’une canette en métal recyclé consomme jusqu’à 95% d’énergie en moins que la fabrication d’une canette issue de matières premières neuves. 

Toutefois, il reste préférable de prévenir l’utilisation des canettes afin de limiter l’émission de CO2 lié à la production ou encore au transport. Pour ce faire, vous pouvez privilégier des boissons conditionnées dans des emballages réutilisables (en verre), et utiliser un système de consigne.

Secteurs concernés par le recyclage des canettes

Le recyclage des cagettes

Le recyclage des cagettes

Flux de déchet

Le recyclage des cagettes en entreprise

Les cagettes bois sont principalement utilisées dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la distribution et des marchés de gros.
Chaque année, ce sont plusieurs centaines de milliers de tonnes de cagettes qui deviennent des déchets professionnels en France.

Souvent perçues comme secondaires, les cagettes représentent pourtant un volume important, un déchet 100% recyclable et un enjeu de propreté et d’organisation pour les établissements.

De quel déchet parle-t-on ?

Une cagette est un emballage léger en bois, généralement à usage unique, destiné au transport de fruits, légumes ou produits frais. Contrairement aux palettes, elles sont rarement consignées, bien plus fragiles et sont surtout destinées directement au recyclage après usage.

Ces déchets sont essentiellement composés de bois naturel (bois de classe A), et beaucoup plus rarement traité ou peint (classe B), ce qui conditionne leur filière de traitement.

Ils représentent un enjeu économique et environnemental : leur réutilisation et leur recyclage permettent de réduire la consommation de ressources vierges et de limiter le volume des déchets non valorisés.

dechets cagettes

Quel est le cadre réglementaire ?

Le tri obligatoire

Les déchets de cagettes en bois issus d’activités professionnelless doivent obligatoirement être triés pour faciliter leur recyclage :

  • le tri des emballages est obligatoire depuis 1994
  • depuis le décret 5 flux, les entreprises doivent trier séparément le bois 

Les cagettes en bois sont donc à exclure des bennes de tout-venant.

Entreprises, commerces, administrations sont concernés, que leurs déchets soient collectés par un prestataire privé ou par le service public. Il est de la responsabilité de l’entreprise productrice de s’assurer que ses déchets en bois rejoignent effectivement une filière de valorisation matière.

Les prestataires privés doivent fournir annuellement une attestation de valorisation à leurs clients, qui justifieront le respect du décret 5-flux (pour le flux bois). Les collectes de bois doivent apparaître dans le registre de suivi des déchets.

REP Emballages professionnels (à partir de juillet 2026)

Les cagettes bois, de même que les palettes entrent dans le périmètre de la REP Emballages professionnels. Le bois ne bénéficie pas d’un soutien à la collecte, mais d’un soutien à la traçabilité des flux. Cette traçabilité permet l’application de réductions en €/tonne sur les factures des prestataires de collecte, conformément aux dispositions prévues par l’arrêté réglementaire.

Que faire de vos cagettes en bois ?

Tout comme les palettes, la gestion de déchets de cagettes en bois nécessite un espace de stockage avant la collecte par un prestataire compétent. 

Si votre espace de stockage le permet et si vous faites face à un gisement important, il peut être intéressant d’investir dans un matériel de compactage de cagettes. 

Les trois types de machines le plus utilisées sont : 

  • les presses à balles verticales
  • les compacteurs rotatifs 
  • les compacteurs à vis.

Par ailleurs, pour prévenir des déchets de cagettes, des solutions de bacs réutilisables existent.

Quelle valorisation et traitement pour les cagettes en bois? 

La réutilisation des cagettes se fait par l’intermédiaire d’entreprises déclarées dans certaines régions, ainsi que par les producteurs qui récupèrent leurs cagettes après livraisons.

Cependant, dans la majorité des cas, vos cagettes ne peuvent pas être réutilisées : le bois est très fin, et l’assemblage des cagettes est technique. Les cagettes en bois, en tant que bois de type A, font donc l’objet d’une valorisation matière ou énergétique.

  • La valorisation matière : fabrication d’emballages industriels ou d’emballages légers, mais aussi pour le compostage ou le paillage horticole.
  • La valorisation énergétique : broyage en copeaux puis utilisation comme combustible dans les chaudières ou dans les cimenteries.

Les cagettes bois sont un déchet simple à recycler, à condition d’être correctement trié et orienté vers la bonne filière. Leur valorisation participe pleinement aux objectifs de réduction des déchets et d’économie circulaire des entreprises.

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Secteurs concernés par le recyclage du bois

Le recyclage du carton en entreprise

Le recyclage du carton en entreprise

Flux de déchet

Le recyclage du carton en entreprise

Le recyclage du carton, de l’emballage de pizza au carton brun, est généralisé depuis 2012 par Citeo. En entreprise, apprenez à recycler vos emballages en carton ou à vous en passer : les gobelets en carton ne sont pas irremplaçables !

De quel déchet parle-t-on?

Le carton est l’un des matériaux les plus recyclables et les plus recyclés en France. Matériau papier au grammage supérieur à 200 g/m², il se décline en plusieurs formes : plat, alvéolaire, spiralé et ondulé.

Le carton est particulièrement utilisé pour l’emballage grâce à sa résistance aux chocs. Son usage s’est fortement développé avec l’essor du e-commerce et il représente environ 50% des 7,4 millions de tonnes d’emballages professionnels mis sur le marché annuellement.

Bonne nouvelle : les emballages en carton intègrent en moyenne 74 % de matières recyclées.

Composé de fibres de cellulose issues du bois et de colles naturelles à base d’amidon, le carton est un matériau d’origine naturelle et biodégradable. Il peut même être composté en petites quantités, à condition d’être correctement trié.

Quel est le cadre réglementaire ? 

Le tri des cartons est obligatoire depuis 2016 pour les professionnels en vertu du décret 5 flux étendu à 8 flux en 2025.

Entreprises, commerces, administrations sont concernés, que leurs déchets soient collectés par un prestataire privé ou par le service public. Il est de la responsabilité de l’établissement de s’assurer que ses cartons rejoignent effectivement une filière de valorisation matière.

Les prestataires privés doivent fournir annuellement une attestation de valorisation à ses clients, qui justifiera le respect du décret 8-flux (pour le flux carton).

Les collectes de cartons doivent apparaître dans le registre de suivi des déchets.

Quelles sont les solutions pour trier le carton ?

Collecte par le service public (petits producteurs)

Les collectivités proposent souvent aux petits producteurs des collectes de leurs cartons :

  • soit en mélange avec les emballages
  • soit dans un bac dédié
  • soit directement au sol, les cartons étant préalablement aplatis

Attention : La dotation en bacs de tri est souvent limité. A choisir, il vaut mieux les utiliser pour la collecte des emballages et contractualiser avec un prestataire privé pour les cartons.

Collecte par un prestataire privé sans compacter (petits producteurs)

Partout en France, des prestataires privés collectent les cartons en bacs roulants, petites bennes, rolls métalliques ou en vrac.

Un carton non aplati prend beaucoup de place : pour éviter de faire rouler des camions vides, et d’en payer le coût économique et écologique, il est important de sensibiliser les équipes à l’importance de plier les cartons. Pour collecter ce type de matériel “légers”, le prestataire met en place une tournée, qui passe par plusieurs clients : il est donc rare que vos cartons soient pesés et rachetés.

Collecte par un prestataire privé en compactant (gros producteurs)

Partout en France, des prestataires privés proposent du matériel de compaction pour optimiser le stockage et le transport des cartons.

  • Compacteurs : ce sont des bennes, de 15 m³ à 30 m³, qui compactent automatiquement les cartons. Pour un gros producteur, c’est une solution intéressante économiquement (réduction des passages nécessaires), et pratiquement (plus besoin d’aplatir les cartons). Il faut une alimentation électrique et une surface au sol de plusieurs places de parking.
  • Presse à balle : machines permettant de compresser les cartons en balles. Il existe des presses à balles de toutes tailles, dès 20kg et jusqu’à 500kg. Il faut considérer la taille des cartons pour choisir une presse adaptée et ne pas négliger le temps de manutention en interne.

Les cartons peuvent aussi être collectés en benne (15m3-20m3). Ces bennes doivent être fermées pour protéger le carton de l’humidité.

Que devient le carton trié ? 

Le carton trié est massifié, puis directement revendu à l’industrie papetière pour redevenir du carton ou bien être transformé en papier.

Les déchets de cartons ont donc de la valeur. Si la solution logistique mise en place est optimisée, le prestataire privé pourra racheter le carton des entreprises.

Comment réduire mes cartons ?

  • Réutiliser mes cartons reçus pour mes envois.
  • Demander à mon fournisseur de mettre en place une solution de logistique inverse.
  • Demander à mon fournisseur d’utiliser des contenants réutilisables.

Secteurs concernés par le recyclage du carton

Tous les secteurs du tertiaire sont concernés par le recyclage du carton !