Réduction des DASRI dans un centre médico-dentaire
REX : Réduction des DASRI au centre médico-dentaire MGEN Strasbourg
Témoignage de Myriam Antonini
Responsable du Centre Médico-Dentaire MGEN Strasbourg
En 2022, Take a waste a réalisé un diagnostic déchets au sein du Centre Médico-Dentaire MGEN de Strasbourg, avec un focus particulier sur la réduction des DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux).
Myriam Antonini, responsable de l’établissement depuis 2019, nous raconte son expérience avec Take a waste et partage ses bonnes pratiques pour optimiser la gestion des DASRI et des autres flux de déchets.
Les chiffres clés
Un projet né d’une volonté d’aller plus loin
Le centre était déjà engagés dans une démarche proactive de gestion des déchets.
Pour aller plus loin, nous avons réalisé un état des lieux avec Mathilde (Responsable des Opérations chez Take a waste), qui a analysé nos pratiques existantes et préconisé des axes d’amélioration. Cette analyse nous a permis de valider que nos processus en place étaient globalement pertinents, tout en identifiant quelques ajustements nécessaires, notamment concernant la gestion des DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux).
Objectif : Repenser la gestion des DASRI
À l’issue de ces recommandations, nous avons entièrement revu notre gestion des DASRI. Cela nous a permis de réduire nos volumes de 30 %, entraînant une baisse des coûts associés. Cette étape a été particulièrement délicate : en tant que soignants, nous avions l’habitude de jeter systématiquement tous les déchets souillés dans les DASRI.
Mathilde nous a également suggéré de remplacer nos grands bacs DASRI par des modèles plus petits, ce qui a encouragé une gestion plus raisonnée de ces déchets. Dans certains cabinets, nous avons même supprimé les bacs DASRI lorsque leur présence n’était pas nécessaire, afin d’éviter toute mauvaise utilisation.
Nous avons donc beaucoup travaillé sur la sensibilisation de nos équipes et installé des affichages récapitulatifs pour rappeler précisément quels types de déchets doivent être placés dans les DASRI. Le service de ménage a également bénéficié d’une formation afin de garantir que les déchets ne soient pas mélangés dans la même poubelle lors de la collecte.
Enjeu : des équipes formées au bon tri des DASRI
Nous avons donc beaucoup travaillé sur la sensibilisation de nos équipes et installé des affichages récapitulatifs pour rappeler précisément quels types de déchets doivent être placés dans les DASRI. Le service de ménage a également bénéficié d’une formation afin de garantir que les déchets ne soient pas mélangés dans la même poubelle lors de la collecte.
Ces nouvelles initiatives ont globalement trouvé un écho positif au sein des équipes, même si, parfois, il existe de petites résistances, car elles touchent aux habitudes de travail. Il faut continuer à sensibiliser : c’est un éternel recommencement !
Prochaines étapes et conseils à ceux qui veulent se lancer
Dans le cadre de la rénovation de notre salle de pause, nous allons intégrer un espace de tri plus complet, afin de faciliter le recyclage au quotidien. Par ailleurs, nous prévoyons de remplacer notre prestataire de gestion des papiers confidentiels par des broyeurs, pour sécuriser et optimiser ce flux de déchets.
Pour les établissements qui souhaitent se lancer, notre conseil est de commencer par des actions simples et peu contraignantes, mais dont les effets sont rapidement visibles. Ces premiers succès sont très motivants et incitent naturellement à aller plus loin dans la démarche.
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Une filière pour les masques à usage unique à la Clinique du Val d’Or
REX : Tri des masques à usage unique
Témoignage de Sylvie Filiberti
Responsable technique de la Clinique du Val d'Or
Depuis 2021, Take a waste accompagne la clinique du Val d’Or sur la gestion de ses déchets. Sylvie Filiberti, responsable technique de la clinique du Val d’Or, nous raconte son retour d’expérience sur le tri des masques à usage unique mis en place en mars 2023.
Les chiffres clés
Objectif : Revalorisation des masques de la Clinique du Val d'Or
Dans la continuité des filières de tri déjà existantes, ajouter une filière dédiée aux masques nous a semblé tout à fait logique. Nous avons été démarchés par un prestataire, et la mise en place s’est faite naturellement. Au vu de la quantité de masques utilisée dans l’établissement, il nous paraissait pertinent d’agir.
Grâce à un support explicatif clair, les équipes se sont rapidement approprié le geste de tri. Le tri n’est peut-être pas parfait, mais les résultats sont encourageants : en 2023, deux sacs de 200 litres ont été collectés.
Ces masques, au lieu d’être incinérés, ont été nettoyés et transformés en granulés de plastique.
Enjeu : Adhésion des équipes
Les équipes ont accueilli cette nouvelle démarche avec enthousiasme. Beaucoup de collaborateurs se sont montrés engagés dès le départ. Le fait de leur expliquer les enjeux et de partager les données de collecte les a encore plus motivés.
Vers un tri plus poussé
Cette initiative s’inscrit avant tout dans une logique de protection de l’environnement : donner une seconde vie aux masques est une véritable opportunité pour une clinique.
Parallèlement, nous favorisons la réduction à la source quand cela est possible. Par exemple, le port du masque n’est plus obligatoire pour les visiteurs, sauf en cas de nécessité médicale ou de choix personnel.
Aujourd’hui, les masques restent principalement utilisés dans les blocs opératoires.
À partir de janvier 2024, nous poursuivrons cette démarche avec la mise en place de blouses lavables afin de réduire les déchets textiles à usage unique.
Il est essentiel de faire prendre conscience des enjeux du tri au personnel, notamment à ceux qui utilisent le plus de masques. Prendre le temps de communiquer sur l’impact du geste de tri, partager les données déchets de l’établissement ou organiser de petites animations de sensibilisation sont autant de leviers pour embarquer les équipes durablement.
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Réduire ses DASRI à la Clinique d’Orange
REX : Réduire ses DASRI en clinique
Témoignage de Gaëlle Bonnefoi
Responsable Qualité de la Clinique d'Orange
En 2021, Take a waste réalise un diagnostic déchet au sein de la Clinique d’Orange. Par la suite, Take a waste accompagne la Clinique d’Orange sur la gestion de ses déchets.
Spécialisée en chirurgie, la Clinique d’Orange accueille chaque année plus 9 000 patients, avec plus de 80 % d’interventions en ambulatoire. L’établissement détient 44 lits de chirurgie et 19 places ambulatoires. Sa production alimentaire est externalisée à un établissement du même groupe.
Gaëlle Bonnefoi, responsable qualité de la Clinique d’Orange, nous raconte son expérience avec Take a waste.
Les chiffres clés
Un accompagnement dans la durée
Le groupe Elsan nous a fait découvrir Take a waste, et nous avons rapidement souhaité réaliser un audit de notre gestion des déchets. Accompagnés par Louis lors du diagnostic, nous avons mis en œuvre les actions recommandées pour améliorer le tri, sans changements majeurs mais avec des ajustements ciblés.
Par la suite, de nouveaux besoins ont émergé, notamment le changement de prestataire pour le flux papier, pris en charge par Margaux, notre interlocutrice dédiée. Aujourd’hui, nous trions six flux de déchets et travaillons à la mise en place du tri des déchets métalliques issus du bloc opératoire.
DASRI : repenser les pratiques de tri
L’évolution de nos pratiques de tri, rendue possible notamment par une meilleure clarification de la notion de risque infectieux, nous a permis de réduire de 70 % notre volume de DASRI, en réorientant certains déchets vers la filière DAOM (Déchets Assimilables aux Ordures Ménagères) lorsque cela était pertinent.
Par ailleurs, nous utilisons la plateforme chaque mois, qui nous facilite l’accès aux données clés, notamment le registre des déchets, auparavant complexe à suivre.
La mobilisation du personnel au cœur de la réussite du tri
Les équipes se sont montrées motivées et souhaitent aller plus loin, notamment en déployant le tri au bloc opératoire. L’enjeu principal est d’impliquer pleinement le personnel, qui se trouve à la source de la production des déchets et doit pouvoir appliquer les bons gestes de tri au quotidien. La sensibilisation et l’implication des équipes sont essentielles pour garantir l’efficacité du tri.
Plus largement, cela suppose de repenser notre approche en partant du principe que la majorité des déchets peuvent être recyclés, à condition de bien s’informer sur les solutions existantes.
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Un composteur sur site dans un foyer d’accueil médicalisé
REX : Mise en place d’un composteur sur site dans son établissement
Témoignage de Jean-Marc Loroscio
Chef des services du FAM Croix-Rouge L'Escarene
Après la mise en place des filières de tri du papier et des emballages, le foyer d’accueil médicalisé Croix-Rouge L’Escarène a refait appel en avril 2023 aux services de Take a waste pour l’accompagner à l’installation d’un composteur sur site.
Jean-Marc Loroscio, chef des services, nous raconte son retour d’expérience avec Take a waste.
FAM Croix-Rouge L'Escarene c'est
Carton
Papier
Emballages
Biodéchets
Objectif : Une approche durable pour un site plus végétalisé
Initialement, nous avons entrepris cette démarche pour respecter la réglementation : au 1 janvier 2024, tous les professionnels seront obligés de trier les biodéchets. Nous avions alors deux options : soit faire appel à un prestataire, ou mettre en place une valorisation sur site.
Je me suis emparé du sujet rapidement car j’avais vraiment pour objectif la renaturation de notre site (qui reste extrêmement minéral et chaud).
Je suis actuellement sur des projets de création de jardin qui s’inscrivent dans la durée avec une alimentation locale en terreau. Nous commençons donc à trier l’ensemble de nos restes alimentaires (végétaux et carnés) dans les établissements.
Installation et utilisation du composteur
L’emplacement du composteur est un élément clé à ne pas sous-estimer. Dans notre cas, nous avons coulé une structure en béton avec des réservations permettant au jus de s’infiltrer correctement dans le sol.
Nous avons également sécurisé les composteurs avec un grillage pour limiter l’accès des nuisibles. Il est important de rester précautionneux : prévoir une surface bien agencée, lavable, avec de bonnes pentes et des retours appropriés pour pouvoir remplacer le bois lorsqu’il s’abîme.
Sur le plan ergonomique et pratique, l’installation est très satisfaisante et esthétiquement agréable. Le seul point d’attention reste la qualité du bois et la durée de vie du composteur.
Enjeu : Former les équipes au compostage
Nous avons abordé l’appropriation du compostage progressivement. Des formations sur le tri des biodéchets ont été organisées, et nous prévoyons prochainement de former des référents composteurs avec l’appui de maîtres composteurs.
Les équipes étaient déjà assez sensibilisées, ce qui facilite l’adoption de la démarche. Néanmoins, quelques résistances restent naturelles : il est toujours plus simple de jeter que de trier.
C’est pourquoi nous veillons à adapter le matériel de pré-collecte pour qu’il soit pratique et ergonomique, permettant ainsi de mettre en évidence la plus-value du compostage sans créer de surcharge de travail pour les équipes.
Tout s’est déroulé très rapidement ! Take a waste a facilité le lien avec la communauté de communes. Nous avons suivi la feuille de route proposée, et la mise en place s’est faite de manière très fluide. Nous sommes très satisfait du résultat.
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Mettre en place des fontaines à eau dans un centre hospitalier
REX : Mettre en place des fontaines à eau dans son établissement
Témoignage de la Croix-Rouge Le Nid Béarnais
Responsable Qualité
En 2022, Take a waste a réalisé un diagnostic déchets au sein du Centre SSR pédiatrique Croix-Rouge Le Nid Béarnais. L’établissement spécialisé dispose de 20 lits en hospitalisation complète (dont 4 lits identifiés en soins palliatifs) et 6 places en hospitalisation de jour.
Un enjeu environnemental et réglementaire
Plusieurs motivations ont guidé notre décision d’installer des fontaines à eau au sein de nos services. Il s’agissait avant tout d’un enjeu environnemental pour réduire significativement les déchets liés aux bouteilles d’eau et aux gobelets jetables. Ce projet répondait également à un enjeu réglementaire, dans un contexte marqué par la loi AGEC, qui interdit la distribution gratuite de bouteilles d’eau en plastique depuis 2021 et impose l’installation de fontaines à eau depuis 2022.
Le choix du fournisseur et des fontaines
Après avoir comparé deux fournisseurs, nous avons choisi de travailler avec la société Elis. Trois fontaines ont été installées en mai 2022. Nous avons opté pour des fontaines à bonbonnes, qui offrent une plus grande souplesse d’implantation dans les services.
À l’inverse, les fontaines sur réseau auraient nécessité la création de nouvelles arrivées d’eau, représentant un investissement trop important pour notre établissement à ce stade. Les bonbonnes vides sont récupérées, nettoyées et remplies par le fournisseur, ce qui simplifie leur gestion.
Concernant les contenants, nous utilisions auparavant des gobelets en carton, mais ceux-ci se dégradaient rapidement au contact des médicaments. Nous avons donc fait le choix de gobelets en plastique réutilisables, mieux adaptés à nos usages.
Le fonctionnement est aujourd’hui bien établi : les carafes sont remplies aux fontaines et chaque enfant dispose de son propre gobelet. Les gobelets sont lavés deux à trois fois par jour par les agents de service hospitalier (ASH), à l’aide d’une machine à laver.
Réorganisation et coût
L’installation des fontaines a entraîné une réorganisation des pratiques, sans pour autant générer de charge de travail supplémentaire pour les ASH. Auparavant, ces derniers lavaient la vaisselle du personnel. Aujourd’hui, pour des raisons indépendantes du projet, la vaisselle est rapportée par le personnel, ce qui permet aux ASH de se concentrer uniquement sur le lavage des carafes et des gobelets. Cette organisation reste néanmoins spécifique à notre établissement et à sa taille.
Le projet étant relativement récent, il est encore difficile d’en mesurer précisément l’impact financier. Toutefois, les premiers constats laissent penser que la mise en place des fontaines à eau s’avère moins coûteuse à long terme que l’achat de bouteilles d’eau individuelles.
Afin de garantir l’adhésion du personnel et d’éviter toute contestation, un important travail de communication et de concertation a été mené tout au long du projet. Nous avons pris le temps d’expliquer à l’ensemble des équipes les raisons et les enjeux de cette démarche, et organisé des échanges en groupes de travail avec les responsables de services. Les conseils de la Croix-Rouge ont également été précieux pour accompagner cette réflexion.
Quelques conseils
Avec le recul, nous recommandons de rester très ouverts et à l’écoute durant tout le processus de déploiement. L’installation de fontaines à eau implique de remettre en question certaines habitudes de fonctionnement, et la solution retenue n’est pas nécessairement définitive. Dans notre cas, la démarche pourra encore évoluer. Si l’investissement est possible, les fontaines sur réseau restent à privilégier ; les fontaines à bonbonnes impliquent en effet une dépendance aux livraisons, qu’il convient d’anticiper.
Alternatives aux bouteilles d'eau