Hôpital Cognacq-Jay : de la conformité aux économies

Hôpital Cognacq-Jay : de la conformité aux économies

Tri des déchets à l'hôpital Cognacq-Jay : de la conformité aux économies

Témoignage de Myriam Grange

Attachée administrative

L’Hôpital Cognacq-Jay a souhaité s’engager sur le sujet du tri des déchets, avec la conscience qu’une mise en conformité serait nécessaire sur certaines filières où le tri n’était pas encore en place, notamment les biodéchets, devenus une obligation réglementaire pour tous les établissements depuis 2024. Myriam Grange, attachée administrative à l’Hôpital, revient sur la façon dont l’accompagnement de Take a waste a permis d’aller plus loin : impact environnemental réduit et, en plus, des économies importantes dégagées en repensant la collecte des déchets résiduels.

Les chiffres clés

de taux de recyclage
+ 10 pts
de déchets recyclés par an
1 tonnes
déchets dans l'établissement
1 filières
de coûts de gestion des déchets / an
- 1 %

Le point de départ : s'engager sur les déchets, en anticipant les obligations à venir

Le sujet des déchets n’était pas prioritaire jusque-là, mais nous savions que certaines filières nécessiteraient une mise en conformité : le tri des biodéchets, en particulier, est devenu une obligation réglementaire pour l’ensemble des établissements depuis 2024, et celui des emballages l’est de longue date pour tout professionnel. Jusqu’alors, notre gestion des déchets reposait presque entièrement sur une collecte de déchets résiduels assurée par un prestataire privé, dans laquelle biodéchets et emballages n’étaient pas encore triés.

Nous nous attendions à ce que ces mises en conformité représentent simplement un coût supplémentaire. C’est en travaillant avec Take a waste sur la manière de les mettre en œuvre qu’un audit sur site a permis d’objectiver la situation et d’identifier des marges de manœuvre auxquelles nous n’avions pas pensé.

Emballages mal triés

De la mise en conformité à la réduction des coûts

En mettant en place le tri des biodéchets et des emballages, nous avons réduit le volume de nos déchets résiduels. Take a waste nous a alors montré l’intérêt d’aller plus loin, en ajoutant la collecte séparée des cagettes en bois et des papiers confidentiels, jusque-là mélangés au reste. Le volume de résiduel restant est ainsi devenu suffisamment faible pour envisager un changement de mode de collecte.

Nous avons pu basculer une partie de cette collecte, jusque-là assurée par un prestataire privé, vers le service public, à un coût nettement inférieur. Ce transfert n’aurait pas été possible sans le tri réalisé en amont. C’est cette combinaison qui a permis de dégager des économies significatives, sans dégrader notre conformité réglementaire, et qui a facilité la validation du projet en interne dès le démarrage.

Nous travaillons aujourd’hui sur une dizaine de filières : biodéchets, emballages, cartons, cagettes bois, piles et verre, ces deux derniers flux étant gérés en partenariat avec l’IME de la Fondation.

Le tri des déchets en établissement de santé : entre contraintes techniques et résistances

Si le nouveau dispositif de tri a été rapidement adopté par la majorité des équipes, son accueil a été plus mitigé dans les services de soins où les équipes ont pu percevoir les stations de tri comme une contrainte supplémentaire dans des journées déjà denses. Nous avons donc fait le choix, pour l’instant, de ne pas les déployer dans ces services, et de concentrer le dispositif (une douzaine de stations à ce jour) dans les zones administratives, les espaces communs et les offices alimentaires pour les biodéchets.

Par ailleurs, le turnover du personnel soignant complique parfois la pérennisation des bons réflexes de tri : chaque nouvelle arrivée nécessite un temps de sensibilisation, ce qui crée des écarts récurrents. La routine s’installe progressivement, mais demande du temps et une vigilance constante.

Un accompagnement au quotidien, de la réactivité au pilotage des données

Au-delà de la mise en place initiale, nous sommes satisfaits aujourd’hui du suivi de notre établissement par l’équipe support, notamment notre interlocutrice Marie auprès de qui nous obtenons des réponses rapides, y compris sur des sujets complexes.

Nous comptons également sur Take a waste pour nous tenir informés des évolutions de la réglementation déchets et de leur impact pour notre établissement (par exemple en ce moment la nouvelle REP emballages professionnels ou les collectes d’emballages hors foyer), ainsi que sur ses propositions pour aller plus loin dans le tri et la réduction de nos déchets.

Deux ans après le démarrage, le tri est aujourd’hui globalement bien en place à l’Hôpital Cognacq-Jay, avec une dynamique d’amélioration continue. Nous poursuivons plusieurs chantiers : fiabiliser notre tableau de bord avec des vues comparatives de nos indicateurs de coûts et de poids, mettre en place des points d’échange réguliers avec notre référente Take a waste, et rediscuter d’ici la fin de l’année du déploiement de stations de tri dans les services de soins.

Bilan et bénéfices de l'accompagnement Take a waste

Ce qui devait être, au départ, une simple mise en conformité s’est traduit par plusieurs bénéfices concrets. D’abord, la conformité réglementaire elle-même : le tri des biodéchets et des emballages est aujourd’hui en place, aux côtés des autres flux obligatoires. Ensuite, une réduction réelle de notre impact environnemental : une part croissante de nos déchets rejoint des filières de recyclage ou de valorisation énergétique, plutôt que le seul enfouissement ou l’incinération du résiduel. Enfin, et c’était loin d’être acquis au départ, des économies importantes, rendues possibles par la bascule d’une partie de notre collecte vers le service public.

Au niveau de la Fondation, la démarche RSE s’est structurée depuis 2024, avec désormais un comité de pilotage RSE mensuel réunissant l’ensemble de ses établissements. Nous y parlons régulièrement de Take a waste, et des échanges ont déjà eu lieu avec d’autres structures de la Fondation intéressées par la démarche.

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Tri et recyclage des déchets hospitaliers à la clinique Maternité de l’Etoile

Tri et recyclage des déchets hospitaliers à la clinique Maternité de l’Etoile

Maternité de l'Etoile

Tri et recyclage des déchets hospitaliers : retour d'expérience de la clinique Maternité de l’Etoile

Clinique de l'

Témoignage de Tatiana Pruzan

Infirmière hygiéniste et responsable RSE

Comment mettre en place le tri des déchets dans une clinique ? Comment réduire les DASRI et trouver des filières de traitement adaptées ? Depuis 2023, la Clinique Maternité de l’Étoile, située près d’Aix-en-Provence, a engagé une transformation en profondeur avec l’appui de Take a waste. Tatiana Pruzan, infirmière hygiéniste et responsable RSE, nous raconte son expérience.

Les chiffres clés

en place dans la clinique
1 + filières
équivalent CO2 d'émissions évitées
1 tonnes
d’économies réalisées
1 k€
de déchets recyclés
1 tonnes

Gestion des déchets en établissement de santé : par où commencer ?

Lorsque j’ai repris la gestion des déchets de notre établissement en 2023, le constat était clair : seuls deux flux étaient gérés, les Déchets Assimilables aux Ordures Ménagères (DAOM) destinés à l’enfouissement et les DASRI à l’incinération. Aucun tri complémentaire ni aucune démarche de réemploi n’étaient en place.

Nous souhaitions faire évoluer nos pratiques, mais il était difficile de porter ce projet en parallèle de mes responsabilités en chirurgie. Nous avons donc choisi de nous faire accompagner par Take a waste sur l’ensemble du sujet : diagnostic, recherche de prestataires, négociation des contrats et veille réglementaire. Autant de missions que nous n’avions ni le temps ni les ressources d’assurer en interne.

Du diagnostic à la mise en place des filières

tri des déchets

La première étape a consisté en un diagnostic complet de notre gestion des déchets : cartographie des flux, analyse des pratiques existantes et identification de leviers d’amélioration adaptés à nos contraintes et à notre activité.

À l’issue de cette phase, l’équipe Take a waste a pris en charge l’ensemble du projet : recherche des prestataires, négociation des contrats et accompagnement au déploiement des nouvelles filières de tri.

Pour un établissement de notre taille, cet accompagnement représente un véritable gain de temps et de sérénité. Nous pouvons nous appuyer sur des experts aussi bien pour des projets structurants que pour répondre rapidement à nos questions du quotidien.

Réduction des DASRI et partenariats locaux de recyclage

La mise en place du tri a demandé du temps et de l’organisation. Nous avons d’abord testé un déploiement progressif, service par service, mais cette approche a rapidement montré ses limites : les pratiques différaient selon les unités et créaient de la confusion, notamment pour les équipes de ménage. Nous avons donc fait le choix d’un déploiement simultané à l’échelle de toute la clinique, garantissant une meilleure cohérence des pratiques.

Aujourd’hui, plus de dix typologies de déchets sont triées et valorisées. En complément des flux réglementaires (emballages, carton, papier, biodéchets, DASRI), nous avons mis en place un partenariat avec l’association RAMH, ici à Marseille, qui collecte les bouchons, les cartouches d’encre, les téléphones, les lunettes de vue, les radios médicales — au bénéfice des personnes handicapées.

Les métaux de bloc (câbles, lames de laryngoscope) sont quant à eux repris par l’association Les Petits Doudous.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur la réduction de nos DASRI. Les capuchons d’aiguilles rejoignent une boîte dédiée sur le chariot de soins. Seul ce qui est réellement coupant, piquant ou tranchant va en DASRI. Ce sont des ajustements simples, mais appliqués à l’échelle d’une clinique entière, ils changent véritablement la donne.

Embarquer le personnel dans le tri des déchets

La réussite d’un tel dispositif repose principalement sur l’engagement du personnel. J’essaie de faire comprendre aux équipes de ménage qu’elles sont de véritables ambassadrices de la démarche et qu’elles ont un rôle essentiel dans sa diffusion auprès de l’ensemble du personnel. Ce sont elles qui, au quotidien, centralisent les déchets et veillent à leur orientation vers les bonnes filières.

Personnel maternité de l'Etoile

Si vous souhaitez vous lancer...

Partez de la fin : où vont vos déchets aujourd’hui ? Puis remontez : qu’est-ce que vous produisez, et qu’est-ce que vous en faites ? À partir de cet état des lieux que vous pourrez construire une démarche cohérente et viable.

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Réduction des DASRI dans un centre médico-dentaire

Réduction des DASRI dans un centre médico-dentaire

poubelle déchets DASRI santé

REX : Réduction des DASRI au centre médico-dentaire MGEN Strasbourg

Centre médico-dentaire Strasbourg

Témoignage de Myriam Antonini

Responsable du Centre Médico-Dentaire MGEN Strasbourg

logo mgen

En 2022, Take a waste a réalisé un diagnostic déchets au sein du Centre Médico-Dentaire MGEN de Strasbourg, avec un focus particulier sur la réduction des DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux).


Myriam Antonini, responsable de l’établissement depuis 2019, nous raconte son expérience avec Take a waste et partage ses bonnes pratiques pour optimiser la gestion des DASRI et des autres flux de déchets.

Les chiffres clés

en place dans le centre médico-dentaire
1 filières
sur le coût des emballages en espaçant les livraisons
1 %
- 30 %
du volume des DASRI

Un projet né d’une volonté d’aller plus loin

Le centre était déjà engagés dans une démarche proactive de gestion des déchets.

Pour aller plus loin, nous avons réalisé un état des lieux avec Mathilde (Responsable des Opérations chez Take a waste), qui a analysé nos pratiques existantes et préconisé des axes d’amélioration. Cette analyse nous a permis de valider que nos processus en place étaient globalement pertinents, tout en identifiant quelques ajustements nécessaires, notamment concernant la gestion des DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux).

Objectif : Repenser la gestion des DASRI

À l’issue de ces recommandations, nous avons entièrement revu notre gestion des DASRI. Cela nous a permis de réduire nos volumes de 30 %, entraînant une baisse des coûts associés. Cette étape a été particulièrement délicate : en tant que soignants, nous avions l’habitude de jeter systématiquement tous les déchets souillés dans les DASRI.

Mathilde nous a également suggéré de remplacer nos grands bacs DASRI par des modèles plus petits, ce qui a encouragé une gestion plus raisonnée de ces déchets. Dans certains cabinets, nous avons même supprimé les bacs DASRI lorsque leur présence n’était pas nécessaire, afin d’éviter toute mauvaise utilisation.

Nous avons donc beaucoup travaillé sur la sensibilisation de nos équipes et installé des affichages récapitulatifs pour rappeler précisément quels types de déchets doivent être placés dans les DASRI. Le service de ménage a également bénéficié d’une formation afin de garantir que les déchets ne soient pas mélangés dans la même poubelle lors de la collecte.

partenaires MGNE take a waste

Enjeu : des équipes formées au bon tri des DASRI

Nous avons donc beaucoup travaillé sur la sensibilisation de nos équipes et installé des affichages récapitulatifs pour rappeler précisément quels types de déchets doivent être placés dans les DASRI. Le service de ménage a également bénéficié d’une formation afin de garantir que les déchets ne soient pas mélangés dans la même poubelle lors de la collecte.

Ces nouvelles initiatives ont globalement trouvé un écho positif au sein des équipes, même si, parfois, il existe de petites résistances, car elles touchent aux habitudes de travail. Il faut continuer à sensibiliser : c’est un éternel recommencement !

Prochaines étapes et conseils à ceux qui veulent se lancer

Dans le cadre de la rénovation de notre salle de pause, nous allons intégrer un espace de tri plus complet, afin de faciliter le recyclage au quotidien. Par ailleurs, nous prévoyons de remplacer notre prestataire de gestion des papiers confidentiels par des broyeurs, pour sécuriser et optimiser ce flux de déchets.

Pour les établissements qui souhaitent se lancer, notre conseil est de commencer par des actions simples et peu contraignantes, mais dont les effets sont rapidement visibles. Ces premiers succès sont très motivants et incitent naturellement à aller plus loin dans la démarche.

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Une filière pour les masques à usage unique à la Clinique du Val d’Or

Une filière pour les masques à usage unique à la Clinique du Val d’Or

REX : Tri des masques à usage unique

partenaire clinique

Témoignage de Sylvie Filiberti

Responsable technique de la Clinique du Val d'Or

Vivalto Santé Groupe logo

Depuis 2021, Take a waste accompagne la clinique du Val d’Or sur la gestion de ses déchets. Sylvie Filiberti, responsable technique de la clinique du Val d’Or, nous raconte son retour d’expérience sur le tri des masques à usage unique mis en place en mars 2023.

Les chiffres clés

de masques à usage unique revalorisés en 2023
1 kg
en place dans la clinique
1 filières
évitées dans l’établissement
20 Teq. CO₂
69 tonnes
de déchets recyclés en 2024

Objectif : Revalorisation des masques de la Clinique du Val d'Or

Dans la continuité des filières de tri déjà existantes, ajouter une filière dédiée aux masques nous a semblé tout à fait logique. Nous avons été démarchés par un prestataire, et la mise en place s’est faite naturellement. Au vu de la quantité de masques utilisée dans l’établissement, il nous paraissait pertinent d’agir.

Grâce à un support explicatif clair, les équipes se sont rapidement approprié le geste de tri. Le tri n’est peut-être pas parfait, mais les résultats sont encourageants : en 2023, deux sacs de 200 litres ont été collectés.

Ces masques, au lieu d’être incinérés, ont été nettoyés et transformés en granulés de plastique.

Enjeu : Adhésion des équipes

Les équipes ont accueilli cette nouvelle démarche avec enthousiasme. Beaucoup de collaborateurs se sont montrés engagés dès le départ. Le fait de leur expliquer les enjeux et de partager les données de collecte les a encore plus motivés.

Vers un tri plus poussé

Cette initiative s’inscrit avant tout dans une logique de protection de l’environnement : donner une seconde vie aux masques est une véritable opportunité pour une clinique.

Parallèlement, nous favorisons la réduction à la source quand cela est possible. Par exemple, le port du masque n’est plus obligatoire pour les visiteurs, sauf en cas de nécessité médicale ou de choix personnel.

Aujourd’hui, les masques restent principalement utilisés dans les blocs opératoires.

À partir de janvier 2024, nous poursuivrons cette démarche avec la mise en place de blouses lavables afin de réduire les déchets textiles à usage unique.

Il est essentiel de faire prendre conscience des enjeux du tri au personnel, notamment à ceux qui utilisent le plus de masques. Prendre le temps de communiquer sur l’impact du geste de tri, partager les données déchets de l’établissement ou organiser de petites animations de sensibilisation sont autant de leviers pour embarquer les équipes durablement.

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Réduire ses DASRI à la Clinique d’Orange

Réduire ses DASRI à la Clinique d’Orange

Gestion des déchets au bloc

REX : Réduire ses DASRI en clinique

clinique-orange-Elsan

Témoignage de Gaëlle Bonnefoi

Responsable Qualité de la Clinique d'Orange

logo Elsan

En 2021, Take a waste réalise un diagnostic déchet au sein de la Clinique d’Orange. Par la suite, Take a waste accompagne la Clinique d’Orange sur la gestion de ses déchets.

Spécialisée en chirurgie, la Clinique d’Orange accueille chaque année plus 9 000 patients, avec plus de 80 % d’interventions en ambulatoire. L’établissement détient 44 lits de chirurgie et 19 places ambulatoires. Sa production alimentaire est externalisée à un établissement du même groupe.

Gaëlle Bonnefoi, responsable qualité de la Clinique d’Orange, nous raconte son expérience avec Take a waste.

Les chiffres clés

en place dans la clinique
1 filières
de déchets recyclés chaque année
1 tonnes
d'émissions CO₂ évitées chaque année
1 Teq. CO₂
- 70 %
du volume des DASRI

Un accompagnement dans la durée

Le groupe Elsan nous a fait découvrir Take a waste, et nous avons rapidement souhaité réaliser un audit de notre gestion des déchets. Accompagnés par Louis lors du diagnostic, nous avons mis en œuvre les actions recommandées pour améliorer le tri, sans changements majeurs mais avec des ajustements ciblés.

Par la suite, de nouveaux besoins ont émergé, notamment le changement de prestataire pour le flux papier, pris en charge par Margaux, notre interlocutrice dédiée. Aujourd’hui, nous trions six flux de déchets et travaillons à la mise en place du tri des déchets métalliques issus du bloc opératoire.

DASRI : repenser les pratiques de tri

L’évolution de nos pratiques de tri, rendue possible notamment par une meilleure clarification de la notion de risque infectieux, nous a permis de réduire de 70 % notre volume de DASRI, en réorientant certains déchets vers la filière DAOM (Déchets Assimilables aux Ordures Ménagères) lorsque cela était pertinent.

Par ailleurs, nous utilisons la plateforme chaque mois, qui nous facilite l’accès aux données clés, notamment le registre des déchets, auparavant complexe à suivre.

Clinique Orange personnel soignant

La mobilisation du personnel au cœur de la réussite du tri

Les équipes se sont montrées motivées et souhaitent aller plus loin, notamment en déployant le tri au bloc opératoire. L’enjeu principal est d’impliquer pleinement le personnel, qui se trouve à la source de la production des déchets et doit pouvoir appliquer les bons gestes de tri au quotidien. La sensibilisation et l’implication des équipes sont essentielles pour garantir l’efficacité du tri.

Plus largement, cela suppose de repenser notre approche en partant du principe que la majorité des déchets peuvent être recyclés, à condition de bien s’informer sur les solutions existantes.

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Un composteur sur site dans un foyer d’accueil médicalisé

Un composteur sur site dans un foyer d’accueil médicalisé

Mise en place d'un composteur sur site

REX : Mise en place d’un composteur sur site dans son établissement

partenaire croix rouge

Témoignage de Jean-Marc Loroscio

Chef des services du FAM Croix-Rouge L'Escarene

Croix Rouge Française logo

Après la mise en place des filières de tri du papier et des emballages, le foyer d’accueil médicalisé Croix-Rouge L’Escarène a refait appel en avril 2023 aux services de Take a waste pour l’accompagner à l’installation d’un composteur sur site.

Jean-Marc Loroscio, chef des services, nous raconte son retour d’expérience avec Take a waste.

FAM Croix-Rouge L'Escarene c'est

Carton

Papier

Emballages

Biodéchets

de déchets valorisés par an
1 tonnes

Objectif : Une approche durable pour un site plus végétalisé

Initialement, nous avons entrepris cette démarche pour respecter la réglementation : au 1 janvier 2024, tous les professionnels seront obligés de trier les biodéchets. Nous avions alors deux options : soit faire appel à un prestataire, ou mettre en place une valorisation sur site.

Je me suis emparé du sujet rapidement car j’avais vraiment pour objectif la renaturation de notre site (qui reste extrêmement minéral et chaud).

Je suis actuellement sur des projets de création de jardin qui s’inscrivent dans la durée avec une alimentation locale en terreau. Nous commençons donc à trier l’ensemble de nos restes alimentaires (végétaux et carnés) dans les établissements.

Installation et utilisation du composteur

fixation composteurs
composteurs pour biodéchets

L’emplacement du composteur est un élément clé à ne pas sous-estimer. Dans notre cas, nous avons coulé une structure en béton avec des réservations permettant au jus de s’infiltrer correctement dans le sol.

Nous avons également sécurisé les composteurs avec un grillage pour limiter l’accès des nuisibles. Il est important de rester précautionneux : prévoir une surface bien agencée, lavable, avec de bonnes pentes et des retours appropriés pour pouvoir remplacer le bois lorsqu’il s’abîme.

Sur le plan ergonomique et pratique, l’installation est très satisfaisante et esthétiquement agréable. Le seul point d’attention reste la qualité du bois et la durée de vie du composteur.

Enjeu : Former les équipes au compostage

Nous avons abordé l’appropriation du compostage progressivement. Des formations sur le tri des biodéchets ont été organisées, et nous prévoyons prochainement de former des référents composteurs avec l’appui de maîtres composteurs.

Les équipes étaient déjà assez sensibilisées, ce qui facilite l’adoption de la démarche. Néanmoins, quelques résistances restent naturelles : il est toujours plus simple de jeter que de trier.

C’est pourquoi nous veillons à adapter le matériel de pré-collecte pour qu’il soit pratique et ergonomique, permettant ainsi de mettre en évidence la plus-value du compostage sans créer de surcharge de travail pour les équipes.

installation de composteurs

Tout s’est déroulé très rapidement ! Take a waste a facilité le lien avec la communauté de communes. Nous avons suivi la feuille de route proposée, et la mise en place s’est faite de manière très fluide. Nous sommes très satisfait du résultat.

Besoin d'aide pour mettre en place un composteur ?
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Mettre en place des fontaines à eau dans un centre hospitalier

Mettre en place des fontaines à eau dans un centre hospitalier

Fontaine à eau

REX : Mettre en place des fontaines à eau dans son établissement

Croix Rouge Française logo

Témoignage de la Croix-Rouge Le Nid Béarnais

Responsable Qualité

En 2022, Take a waste a réalisé un diagnostic déchets au sein du Centre SSR pédiatrique Croix-Rouge Le Nid Béarnais. L’établissement spécialisé dispose de 20 lits en hospitalisation complète (dont 4 lits identifiés en soins palliatifs) et 6 places en hospitalisation de jour.

Un enjeu environnemental et réglementaire

Plusieurs motivations ont guidé notre décision d’installer des fontaines à eau au sein de nos services. Il s’agissait avant tout d’un enjeu environnemental pour réduire significativement les déchets liés aux bouteilles d’eau et aux gobelets jetables. Ce projet répondait également à un enjeu réglementaire, dans un contexte marqué par la loi AGEC, qui interdit la distribution gratuite de bouteilles d’eau en plastique depuis 2021 et impose l’installation de fontaines à eau depuis 2022.

Le choix du fournisseur et des fontaines

Après avoir comparé deux fournisseurs, nous avons choisi de travailler avec la société Elis. Trois fontaines ont été installées en mai 2022. Nous avons opté pour des fontaines à bonbonnes, qui offrent une plus grande souplesse d’implantation dans les services.

À l’inverse, les fontaines sur réseau auraient nécessité la création de nouvelles arrivées d’eau, représentant un investissement trop important pour notre établissement à ce stade. Les bonbonnes vides sont récupérées, nettoyées et remplies par le fournisseur, ce qui simplifie leur gestion.

Concernant les contenants, nous utilisions auparavant des gobelets en carton, mais ceux-ci se dégradaient rapidement au contact des médicaments. Nous avons donc fait le choix de gobelets en plastique réutilisables, mieux adaptés à nos usages.

Fontaine à eau - Le Nid Béarnais

Le fonctionnement est aujourd’hui bien établi : les carafes sont remplies aux fontaines et chaque enfant dispose de son propre gobelet. Les gobelets sont lavés deux à trois fois par jour par les agents de service hospitalier (ASH), à l’aide d’une machine à laver.

Réorganisation et coût

L’installation des fontaines a entraîné une réorganisation des pratiques, sans pour autant générer de charge de travail supplémentaire pour les ASH. Auparavant, ces derniers lavaient la vaisselle du personnel. Aujourd’hui, pour des raisons indépendantes du projet, la vaisselle est rapportée par le personnel, ce qui permet aux ASH de se concentrer uniquement sur le lavage des carafes et des gobelets. Cette organisation reste néanmoins spécifique à notre établissement et à sa taille.

Le projet étant relativement récent, il est encore difficile d’en mesurer précisément l’impact financier. Toutefois, les premiers constats laissent penser que la mise en place des fontaines à eau s’avère moins coûteuse à long terme que l’achat de bouteilles d’eau individuelles.

Afin de garantir l’adhésion du personnel et d’éviter toute contestation, un important travail de communication et de concertation a été mené tout au long du projet. Nous avons pris le temps d’expliquer à l’ensemble des équipes les raisons et les enjeux de cette démarche, et organisé des échanges en groupes de travail avec les responsables de services. Les conseils de la Croix-Rouge ont également été précieux pour accompagner cette réflexion.

Quelques conseils

Avec le recul, nous recommandons de rester très ouverts et à l’écoute durant tout le processus de déploiement. L’installation de fontaines à eau implique de remettre en question certaines habitudes de fonctionnement, et la solution retenue n’est pas nécessairement définitive. Dans notre cas, la démarche pourra encore évoluer. Si l’investissement est possible, les fontaines sur réseau restent à privilégier ; les fontaines à bonbonnes impliquent en effet une dépendance aux livraisons, qu’il convient d’anticiper.

Alternatives aux bouteilles d'eau

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